Drasko Bogdanovic
Exposition(s)
In Flagranti, août/septembre 2008 à Toronto, ON, Canada.
Galerie
Entretien avec Drasko Bogdanovic
Quel(s) message(s) souhaitez-vous exprimer à travers vos œuvres ? Je trouve que la nudité masculine est l’un des derniers tabous de notre société. Les hommes n’ont pas la chance de pouvoir montrer leur beauté et d’être appréciés pour cela de la même façon que les femmes. Il y a des connotations homosexuelles autour de cela, ce qui provoque un rejet. Il est dificile pour nous de faire coexister masculinité et beauté. Avec une relation plus naturelle à la nudité, nous devrions pouvoir nous libérer suffisamment pour trouver l’autre fascinant. Curieusement, dans une culture où tout est accepté, il reste perturbant que la nudité soit le nouvel ennemi public alors que nous voyions tellement de sang et de violence avant même d’avoir fini notre petit-déjeuner !
Quel-le-s sont les artistes qui sont vos sources d’inspiration ?Je reviens toujours à la photographie du début du siècle. Il y avait une esthétique différente à cette époque. Mais la cuture gay des années 70, Peter Berlin, Wakefield Poole ou encore les photographies de Joe D’Allesandro partagent toutes cette sexualité brute qui me séduit.
Que vous a apporté le fait d’être présent sur internet ?C’est une telle couverture que je ne peux imaginer un artiste aujourd’hui qui n’aurait pas une présence en ligne. C’est un tel outil pour créer des connexions, et il apporte un public de façon instantanée.
Est-ce qu’internet vous a permis de rencontrer de nouveaux modèles, de trouver de nouveaux lieux d’exposition ?J’ai rencontré en ligne la plupart des modèles présentés sur le site. Il y a par exemple quelques personnes d’Europe que je n’aurais jamais eu la chance de rencontrer sans internet. J’ai aussi trouvé des lieux intéressants en ligne pour montrer mon travail.
Votre travail a-t-il déjà été censuré ? Dans ce cas, comment avez-vous réagi ?L’un des journaux gay locaux a refusé de publier Plaisir et douleur après qu’il ait été exposé dans une galerie locale. C’était l’une des images les plus populaires de l’exposition. Heureusement, il y a des lieux à Toronto qui apprécient l’art érotique et comprennent tout le côté explicite qui vient avec. Au lieu de m’étouffer, ils m’offrent de nouveau lieux pour exposer mon travail.
Quels sont les projets qui vous tiennent à cœur en ce moment ?In Flagranti est une exposition solo qui va durer d’août à septembre à la galerie Come As You Are, et c’est un vrai travail d’amour. Je suis vraiment excité et honoré d’être invité à participer au premier Festival Queer de Sarajevo cet automne.
Pouvez-vous dire quelques mots sur le lieu où vous vivez/travaillez ?Avec une telle diversité, Toronto est une ville merveilleuse pour vivre. Elle possède une scène artistique pleine de vie, une large communité gaie, est très ouverte et libérale. Et avec des gens si chaleureux, il est facile d’oublier nos hivers canadiens.
Propos recueillis en juillet 2008
© Incubus' Choice
[ Suggérer un site - FAQ - Contact - Widgets - Logos & bannières - Citations - Plan du site - Liens - Traduction par Mancko - English version ]