Joerg Warda
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Entretien avec Joerg Warda
(Diese Interview ist auch auf Deutsch vorhanden)
Quel(s) message(s) souhaitez-vous exprimer à travers vos œuvres ? Toutes mes images ne cherchent pas à rendre un sens profond, elles expriment beaucoup plus la joie de la vie et de la beauté.
Quel-le-s sont les artistes qui sont vos sources d’inspiration ?Nombreux sont les artistes dont le travaille m’enchante. J’ai été influencé dans le passé par Hajime Sorayama, Boris Vallejo et Olivia, mais maintenant ce sont les maîtres tels que Rembrandt, Monet ou van Gogh qui influencent mon travail.
Que vous a apporté le fait d’être présent sur internet ?Internet est pour moi un des lieux les plus intéressants et les plus vivants, même si cela peut sembler bizarre ou paradoxal de nommer une chose aussi virtuelle qu’internet un lieu. Mais j’y rencontre des amis, j’y visite des expositions et j’y fais des achats. Le web est pour moi un élément important de mon travail et me permet d’atteindre des gens du monde entier.
Est-ce qu’internet vous a permis de rencontrer de nouveaux modèles, de trouver de nouveaux lieux d’exposition ?Non, je n’ai malheureusement pas encore trouvé de nouveau modèle via internet, mais peut-être quelqu’un va-t-il me contacter par le biais de cet entretien, sait-on jamais. Comme le web permet d’être en contact avec des gens de partout, cela ouvre aussi la possibilité de travailler à des projets communs, ce que je trouve très inspirant et intéressant.
Votre travail a-t-il déjà été censuré ? Dans ce cas, comment avez-vous réagi ?Il y a eu une fois un incident dans une exposition d’artistes contre le racisme à laquelle je participais. Ma contribution a du être décrochée pour glorification de la violence. Le sujet était un homme qui cherchait à se libérer de sa peau, avec pour titre Les différences ne sont jamais seulement que superficielles. C’était à l’époque où je travaillais encore au pistolet à peinture. De nos jours, il arrive que mes images soient publiées avec un rectangle noir ou une étoile pour cacher les mamelons dans les magazines pour le marché américain, car cela ne peut être montré au public dans ce pays et parce qu’on ne pourrait pas autrement vendre ce magazine librement. Nous avons encore de la chance en Europe où de telles choses sont inconnues. Je pense que la censure sous n’importe quelle forme est mauvaise, et que chaque personne devrait avoir le droit fondamental d’accès à une information et à des médias non censurés.
Quels sont les projets qui vous tiennent à cœur en ce moment ?En ce moment je m’occupe surtout de ma série « Peinture mystérieuse ». J’ai encore quelques idées pour le futur dont je ne peux encore rien révéler, mais vous pouvez visiter mon site pour voir mes créations passées.
Pouvez-vous dire quelques mots sur le lieu où vous vivez/travaillez ?Je vis à Berlin, une ville très belle et vivante d’Allemagne où il y a de nombreux cafés et des expositions intéressantes. La ville se transforme constamment avec de nouveaux bâtiments, l’architecture, la musique et l’art. On rencontre toujours de nouvelles tendances et des idées innovantes à Berlin. Les gens sont toujours en mouvement et la ville est toujours source d’inspiration pour mon travail.
Propos recueillis en février 2007
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