Incubus' Choice



Gros plan sur…


Menu > Arts graphiques > Femmes
François Dubeau

Des lignes délicates au trait fin qui s’épaissit suivant l’inclinaison de la plume numérique dans un mouvement enlevé et gracieux pour aboutir à une silhouette aérienne faite d’arabesques calligraphiques en noir sur fond blanc, une légèreté et une finesse sans pareil.

Longueuil, Québec, Canada

[ Signaler ce site comme actuellement inaccessible ]
François Dubeau


Déjà 1 commentaire au sujet de ce site.

Avatarp4qu3r3tt3    vendredi 8 mai 2009 à 17:38:32
0 étoiles

ce n'est plus du dessin mais de la danse !

Exposition(s)
Sex on the streets, septembre 2009 /mars 2010 à Las Vegas, NV, États-Unis.
Laura Henkel Fine Art, septembre/novembre 2009 à Las Vegas, NV, États-Unis.
The Dirty Show, février 2008 à Détroit, MI, États-Unis.
Entretien avec François Dubeau

Quel(s) message(s) souhaitez-vous exprimer à travers vos œuvres ?

Mon travail actuel s’inscrit dans une longue réflexion sur l’esquisse, l’inachevé, et sur le regard que pose l’observateur sur une telle œuvre et sur sa capacité à puiser dans sa propre subjectivité pour combler les vides. Je m’intéresse à l’étape où l’œuvre émerge du chaos de la création, sans être encore parfaitement définie et toujours ouverte aux interprétations. Je m’interroge de plus en plus sur le regard que l’autre peut porter sur ce travail abouti, mais lacunaire.

Quel-le-s sont les artistes qui sont vos sources d’inspiration ?

Les artistes que j’admire ont des styles très différents du mien : Kittie Bruneau, Jean-Paul Riopelle, Amadeo Modigliani, Mondrian, Kandinski. En fait, ce qui me fascine, ce sont les esquisses plus que les œuvres finies. J’aime la fraîcheur du trait, le mouvement qu’on trouve souvent dans une esquisse mais qui trop souvent se trouve gommé dans la réalisation de l’œuvre « finale ».

Comment en êtes-vous venu à utiliser la plume numérique comme outil de travail ?

C’est la gestuelle qui m’intéresse, la spontanéité du trait improvisé. J’ai longtemps travaillé avec le roseau et l’encre de chine, mais je n’étais jamais vraiment satisfait du résultat. L’encre de chine, c’est cruel : une erreur et c’est fini, alors on se censure ! Lorsque j’ai découvert la tablette et la plume numérique, ce fut une véritable révélation pour moi ! Ça m’a pris deux ans à apprendre à maîtriser cette technique, mais maintenant je ne pourrais imaginer travailler autrement.
J’utilise la tablette graphique numérique comme une sorte de « capteur de geste » afin de saisir le moment où la main, quasi inconsciemment, trace la ligne, où le mouvement, fluide et libéré, explore de manière débridée. Grâce à cet outil, je fixe le moment de l’esquisse, normalement perdu au profit d’une œuvre finale, plus achevée mais rarement aussi vibrante.
Chacun de mes dessins naît d’une ligne tracée à l’aveugle puis observée sous tous ses angles. L’observation du trait initial est l’élément déclencheur : autour de lui s’organise le reste de la composition. Je cherche l’équilibre entre le minimum de traits et le maximum de réponse anticipée de l’observateur. Ce processus inscrit ma création dans une véritable situation de communication : le choix de mes traits se fait, entre autres, en fonction de l’observateur que je me suis représenté, des fantasmes et des tabous que je lui ai imaginés et dans lesquels je crois qu’il puisera pour fermer mes lignes.
Chacun de mes dessins est une proposition d’équilibre entre le visible et l’invisible, le défini et l’indéfini, le noir et le blanc.

Propos recueillis en décembre 2006
© Incubus' Choice
[Retour]
 [ Suggérer un site - FAQ - Contact - Widgets - Logos & bannières - Citations - Plan du site - Liens - Traduction par Mancko - English version ]