Matthew Stradling
Entretien avec Matthew Stradling
Quel(s) message(s) souhaitez-vous exprimer à travers vos œuvres ? Je veux que mon travail séduise et pousse à la réflexion. Que les spectateurs se perdent dans un fantasme décadent qui ait aussi un frisson de répulsion. J’aimerais interroger nos expériences du désir, de la peur, du narcissisme, de la solitude et de l’extase, tous les élément impliqués dans l’expérience sexuelle. Je cherche aussi à célébrer ces expériences comme des choses positives et à lutter contre le dédain hypocrite de beaucoup trop de monde envers la sexualité humaine.
Quel-le-s sont les artistes qui sont vos sources d’inspiration ?Les artistes qui m’inspirent sont Warhol, Matthew Barney et Odd Nerdrum.
Que vous a apporté le fait d’être présent sur internet ?
Mes maîtres sont Rubens, Klimt, Moreau, les symbolistes et les surréalistes.Mon travail a atteint un public beaucoup plus large et j’ai reçu de nombreux commentaires positifs.
Est-ce qu’internet vous a permis de rencontrer de nouveaux modèles, de trouver de nouveaux lieux d’exposition ?Non, je n’ai pas pu rencontrer de nouveaux modèles (les candidatures sont bienvenues !), mais j’ai réussi à trouver de nouveaux espaces d’exposition.
Quels sont les projets qui vous tiennent à cœur en ce moment ?Je travaille en ce moment sur un portrait de Lindsay Kemp, le chorégraphe et danseur, l’un de mes héros.
Pouvez-vous dire quelques mots sur le lieu où vous vivez/travaillez ?Je travaille dans un grand studio dans un quartier délabré du nord de Londres. C’est une oasis de calme au milieu de la ville bruyante. Comme c’est un lieu dans lequel je crée, il a une qualité sacrée pour moi.
Propos recueillis en mai 2006
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