Ulli Richter
Exposition(s)
Pornographic Virtue, octobre 2007 /janvier 2008 à Amsterdam, Pays-Bas.
Vidéos
Kink in action
aucun commentaire
Kink in action 3
(en allemand)
aucun commentaire
Galerie
Entretien avec Ulli Richter
Quel(s) message(s) souhaitez-vous exprimer à travers vos œuvres ? Quiconque a déjà participé à une scène de jeu SM, ressenti le soulagement d’une soumission totale, le fait de passer le contrôle à quelqu’un en qui il a confiance ainsi que l’intensité du jeu de pouvoir et l’échange d’énergie entre deux personnes, comprendra que c’est une forme de guérison spirituelle qui ne doit jamais être comparée à l’expérience vraiment traumatisante du crime violent ou de la torture. Le BDSM a évolué au XXIème siècle et est dorénavant bien plus que s’envoyer en l’air et se donner des corrections stupides ! Les gens que je photographie sont des individus complexes qui ne semblent menaçant qu’à une certaine distance mais qui sont en fait doux, bienveillants et passionnés.
Quel-le-s sont les artistes qui sont vos sources d’inspiration ?Je tire la plus grande part de mon inspiration artistique des Grands de l’image fixe et animée. Mon premier contact avec ce style particulier de photographie a eu lieu lorsqu’un ami m’a présenté le travail de Diane Arbus. Cela a été suivi de près par la rencontre avec la série de Richard Avedon d’images obsédantes de clinique psychiatrique et m’a amené jusqu’à nos jours et au travail de Ellen von Unwerth (sa série Revenge est simplement sublime), ainsi qu’aux portraits carrément magnifiques à l’exécution parfaite de Annie Leibovitz.
Que vous a apporté le fait d’être présent sur internet ?
La plupart de mon travail est influencé par le surréalisme et ses préoccupations autour des rêves, du sexe et de la mort. Les films de Frederico Fellini m’inspirent aussi beaucoup, et en particulier 8½ qui est sinistre mais magnifique, perturbant et cependant léger et presque frivole à la fois. De nombreux parallèles existent entre la structure sociale et le fait de travailler dans la scène organisée fétichiste gay, une scène qui perdure car de plus en plus de gens croient en elle.Internet offre l’opportunité unique d’une exposition dans le monde entier depuis votre propre galerie, une galerie dont vous êtes à la fois l’artiste et le commissaire et qui peut toucher un grand nombre de personnes tous les jours.
Est-ce qu’internet vous a permis de rencontrer de nouveaux modèles, de trouver de nouveaux lieux d’exposition ?Bien sûr, cela arrive tout le temps ! La communication moderne m’est devenue inestimable, car si je n’avais pas été capable de contacter des galeries, de présenter mon travail et de soumettre des sorties presse, personne ne connaîtrait vraiment mon art. Des modèles me contactent tous les jours et ils ont aussi leurs books sur des sites ou me les envoient directement par courriel. Bien loin sont les jours des rencontres gâchées et des malentendus.
Quels sont les projets qui vous tiennent à cœur en ce moment ?De nouveaux projets arrivent tout le temps, mais il y a deux expositions importantes qui viennent pour 2007 et sur lesquelles j’ai commencé à travailler et que j’attends avec impatience. Il y a aussi mon travail en cours sur un livre qui montre des scène de véritables jeux fétichistes/BDSM ainsi que mon poste de curateur à la galerie CCK de Londres, la seule galerie perverse du Royaume-Uni, et mes résidences photographiques chez RoB London et SpeXter Munich.
Pouvez-vous dire quelques mots sur le lieu où vous vivez/travaillez ?Londres est ma maison et je crois que je n’ai jamais été aussi Allemand que je ne suis Britannique dorénavant. Londres est dure et je pense que presque tout le monde ici entretient une relation amour/haine avec elle. C’est l’une des villes les plus chères de la planète mais elle rend aussi beaucoup à ceux qui y survivent : culture, magazines, mode, fétichisme, tendances… Londres est toujours le lieu où ça se passe !
Propos recueillis en mai 2006
© Incubus' Choice
[ Suggérer un site - FAQ - Contact - Widgets - Logos & bannières - Citations - Plan du site - Liens - Traduction par Mancko - English version ]